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PS3 : Bayonetta
Editeur : Sega Europe - Développeur : PlatinumGames Genre : Action - Joueurs : 1 Date de sortie : 31 / 12 / 2009
Imaginez un Devil May Cry. Remplacez Dante par une sorcière au sex appeal flagrant et boostez l’action et vous aurez une bonne idée de ce qu’est ce Bayonetta par les anciens de Capcom désormais libres et indépendants, PlatinumGames.
Ma sorcière bien-aimée
Bayonetta est une sorcière surpuissante qui n’a de cesse de combattre les envoyés de Dieu. Amnésique, elle tente de retrouver la mémoire et connaître les tenants et les aboutissants à la cabale dont elle fait l’objet. Au cours de ce périple, Bayonetta aura l’aide de Rodin, un étrange personnage fournisseur d’armes, accessoires et objets en tous genres.
Surenchère
En jouant à Bayonetta, c’est le seul mot qui me vient à l’esprit. L’héroïne combat les hordes d’ennemis avec un tel style et de telles acrobaties qu’on ne peut qu’être stupéfait. Capable de combattre avec des guns aussi bien aux mains qu’aux pieds, Bayonetta se meut et gesticule dans tous les sens avec une flopée de combos possibles. Si le gunfight ne suffit pas, elle est tout à fait capable d’utiliser les armes des ennemis ou profiter des créations de Rodin pour pourfendre tous ceux qui lui barreront le chemin. Mieux encore, sorcière de métier, elle possède une certaine magie qui lui permet notamment de déclencher des sorts qui permettent d’achever les créatures avec un sadisme et une cruauté sans nom mais ô combien joussifs pour nous autres joueurs. Mieux encore, elle peut invoquer les membres d’une sacrée créature en plein combat lors de longs combos pour écraser les ennemis ou sa gueule pour déchiqueter les boss. Bref, elle fait dans la subtilité la Bayonetta.
Réalisation
Là encore surenchère est le mot qui me vient à l’esprit. L’équipe de PlatinumGames s’en est donné à cœur joie pour nous pondre une réalisation surchargée en effets spéciaux, en plans de caméra déconcertants et le tout dans un rythme effrené. Il y en a tellement dans tous les sens qu’il est parfois vraiment difficile de voir ce qu’on est en train de faire. On finit par faire un peu n’importe quoi à la limite en aveugle lorsque notre héroïne est cachée par une explosion d’effets graphiques. C’est joli mais pas forcément toujours judicieux pour la jouabilité. Cela dit, le jeu bouge bien. Il suffit de voir les déhanchés de Bayonetta et la fluidité de ses mouvements – et du reste du jeu d’ailleurs – pour s’en convaincre. L’ambiance sonore est tout aussi efficace et le choix musical très jazz club surprend mais finalement colle bien à l’atmosphère glamour qu’a voulu imposer les créateurs du jeu. Bref, Bayonetta c’est une démo efficace des talents graphiques et sonores de PlatinumGames.
Avis de Michel
Bayonetta est une sorte de Devil May Cry puissance 10. On prend les mêmes ingrédients et concepts et on en ajoute des tonnes. Jouabilité très similaire mais avec l’adjonction de combos encore plus époustouflants et de sorts surpuissants histoire de bien détonner avec la pseudo fragilité d’une femme aux courbes parfaites et aux jambes à faire pâlir Adriana Karembeu. Cela peut ne pas plaire mais il faut bien avouer qu’on suit avec un certain plaisir la sexy Bayonetta dans ses combats dantesques contre les troupes du Bien. Cette surenchère générale cache cependant mal le fait que le jeu n’apporte rien de plus au genre et qu’au final, s’il correspond parfaitement aux critères de qualité des fans de beat’em all, il reste classique dans son déroulé. En cela, je n’ai guère compris les notes surréalistes données par les japonais à ce jeu plaisant, divertissant qui souffre, dans cette version PS3, de chargements intempestifs et longs jamais vu depuis des années sur une console. A se demander si l’équipe avait oublié d’engager quelqu’un pour s’occuper de ce point pourtant crucial pour ne pas hacher l’action. Bref, Bayonetta est un défouloir en ce début d’année assez riche en jeux du genre puisqu’on a droit aussi à Darksiders chez THQ et au futur God of War 3 chez Sony. Articles associés 18/12/2009 Previews : Bayonetta
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